Assurance-vie et finance durable : quid de l’impact de la loi sur l’industrie verte ?

Depuis quelques années, le secteur de la finance connaît un tournant majeur avec l’essor de la finance durable qui prend en compte non seulement les critères économiques, mais aussi les enjeux sociaux et environnementaux. L'assurance-vie, un produit d’épargne emblématique, est au cœur de cette révolution, particulièrement avec les réformes législatives récentes qui visent à encourager l'intégration des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans les portefeuilles d'investissement.

L'impact de la loi sur l'industrie verte votée en octobre 2024 est aujourd’hui un sujet d’actualité pour les épargnants, les gestionnaires d'actifs et les assureurs.

 

Rappel sur la législation verte implémentée au cours de la dernière décennie

Les législations européennes et françaises récentes ont largement orienté les flux financiers vers des investissements plus responsables. Parmi les textes phares, la taxonomie verte de l'Union européenne, instaurée en 2020 : celle-ci établit une liste d'activités économiques considérées comme durables. Elle incite les acteurs financiers, y compris les assureurs, à réorienter leurs investissements vers des secteurs contribuant à la transition énergétique et à la préservation de l'environnement.

En parallèle, la loi Pacte en France (2019) a renforcé l'intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion des produits d’assurance-vie, notamment par le biais des fonds en unités de compte. Ces fonds permettent aux assurés d’investir dans des entreprises qui s’engagent activement pour le climat, la biodiversité, ou encore la réduction des inégalités sociales.

Le cadre législatif incite donc les assureurs-vie à mettre en place des stratégies d'investissement durables, dans un contexte où la pression réglementaire et la demande des consommateurs sont croissantes.

Aujourd’hui, la loi sur l’industrie verte vient renforcer ce cadre réglementaire favorable à l’environnement et à l’écologie.

 

La loi sur l'industrie verte : une ouverture sur une voie plus responsable

Une pression plus marquée pour une gestion d'actifs responsable

Avec l’obligation d'intégrer des critères ESG dans leurs investissements, les assureurs-vie doivent désormais proposer des fonds qui respectent les principes de la finance durable. Cela implique une révision des portefeuilles d'investissement pour privilégier des actifs moins polluants et plus respectueux de l’environnement. Mais cette transition peut également entraîner des coûts supplémentaires, notamment en termes de recherche et d'analyse de données ESG fiables et pertinentes.

Le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) impose également aux assureurs-vie de mieux informer les assurés sur la manière dont les produits d'investissement prennent en compte les critères durables. Cela a pour effet de rendre la communication sur les risques liés aux investissements "verts" plus transparente et accessible pour les épargnants.

 

La diversification des produits d’assurance-vie

Les produits d’assurance-vie, historiquement centrés sur des investissements en actions et obligations classiques, se diversifient de plus en plus en proposant des supports d'investissement dits "responsables". Cela se traduit par l’apparition de fonds "verts", "solidaires" ou encore "à impact" qui permettent aux épargnants de soutenir des projets et des entreprises en phase avec les objectifs climatiques.

Ces produits connaissent un intérêt croissant chez les jeunes générations qui sont particulièrement sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux. Les assureurs sont donc incités à innover et à développer des solutions d’épargne et de retraite plus durables pour répondre à une demande de plus en plus exigeante pour des investissements éthiques et responsables.

 

Une contribution efficace à la transition énergétique

Les supports en unités de compte dédiés à la transition énergétique, qui incluent des investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures vertes et les technologies propres, bénéficient de plus en plus de financements grâce à ces législations. L'assurance-vie devient ainsi un levier important pour financer la transition écologique en orientant les investissements vers des secteurs à faible empreinte carbone.

Les compagnies d'assurance mobilisent également des ressources pour le financement des projets d'infrastructure durable, impactant directement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la préservation des ressources naturelles.

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